Voilà trois semaines que nous avons laisser nos chères truites en paix. Autant de temps de réflexion au sujet de cette saison passée. Personnellement je dois avouer avoir été comblé par mes pêches tant en quantité qu'en qualité. Mais cela ne saurait cacher le malaise de la rivière que je pêche. La Loue reste une rivière poissonneuse au potentiel halieutique immense mais le retour du poisson n'est que le résultat de bientôt trois ans de no-kill et d'une diminution énorme de la pression de pêche. Car dans les faits l'eau de la Loue est toujours aussi polluée et aucune action concrète n'a été mené pour diminuer l'impact humain. On m'a reproché de partager mes photos, de montrer qu'il restait du poissons sur la Loue mais si justement il ne restait plus une truite, plus un ombre à quoi bon espéré et se battre pour que les autorités réagissent. Les pêcheurs sont les premiers témoins de l'état d'une rivière et nos observations ont bien souvent plus de valeurs que la plupart des études scientifiques. Ces mêmes études qui prétendent que la Loue est dans un état satisfaisant. Ces même études qui annoncent que les mortalité commencent en aval de Lods. Ce n'est pas faux les mortalité sont faibles en amont mais un minimum d'observation permet de constater que des poissons en mauvaise santé dévalent et que nombre de poissons présentent une maigreur anormale. Si au lieux d'étudier les poissons touchés par la saprolégniose en aval, les labos se concentraient sur ces poissons moribons mais subsistants, on approcherait de l'origine du problème. Il faut des pêcheurs au bords de l'eau mais il faut aussi les écouter et leur donner les moyens d'être plus que des consommateurs passifs. Je participerais au maximum d'AG des sociétés de la vallée histoire d'être un peu plus qu'un simple pêcheur.