Cela faisait longtemps que je n’étais retourné à la truite pour de vrais. Le mois d’août file et la fermeture approche à grand pas. Je profite donc du 15 Août pour faire une matinée sur un secteur facile d’accès donc en général délicat. Je mise sur les petits poissons nageurs car les vairons sont très actifs à cette époque et les truites s’en régalent pour commencer à constituer leurs réserves pour faire face à la fraye cet hivers. Pour cela je tente avec un phoxy minnow 40sp real life vairon de Sakura un leurre assez régulier qui permet de multiplier les touches en intéressant les poissons de toutes tailles. Je redoute tout de même de ne toucher que des petites sur ce secteur. Ne voyant aucun poissons de sortie, je tente sous une chute et je prends une belle attaque sous l’écume et ramène une magnifique zébrée de 41 cm.

 

 

 

zébrée de la Loue

Fario zébrée de souche méditerranéenne

 

 

 

Plutôt surpris d’avoir concrétiser aussi facilement, je descends sur le secteur. Je croise quelques ombres mais peu de truites et les tapes sont fugaces. Il faudra que je lance mon leurre au plus près de branches immergées pour distinguer une silhouette le suivre et taper plusieurs fois avant de se piquer comme une truite de lâcher fraîchement remise mais clairement plus grosse. Le combat est sympa mais à l’approche du poisson j’ai presque un haut-le-cœur en la voyant, c’est bien une truite de pisciculture mais souffrant d’une malformation de la mâchoire inférieur et des vestiges d’une mycose sur la caudale. Une rescapée qui fait un peu tache dans le paysage et qui contraste énormément avec le premier poisson de la journée.

 

Fario d'élevage

Truite fario issue de pisciculture

 

Ce seront finalement les deux seules touches concrétisées avant l’arrivée des canoës qui sonne le glas de la tranquillité matinale. Je  leur cède la place préférant les heures de début et de fin de journée pour profiter pleinement de ma rivière. La Loue a encore de beaux restes mais elle porte les stigmates de la gestion « vivier » et même si les photos sont belles vous aurez certainement remarqué l’omniprésence d’algues filamenteuses témoin encombrant du mal de la rivière.